En résumé
La photogrammétrie traîne une réputation mitigée chez les professionnels de l’orthopédie qui l’ont connue via d’anciens systèmes lourds, peu mobiles et à la mise à l’échelle imprécise. La photogrammétrie mobile MyFit repose sur les mêmes fondamentaux mais avec un algorithme propriétaire résilient aux conditions d’éclairage variables et un processus de mise à l’échelle propre à MyFit, utilisables en cabinet, à domicile ou en boutique. Le résultat : un modèle 3D photoréaliste et à l’échelle depuis les smartphones, compatible avec un usage médical, sans matériel ni accessoire spécialisé.
Qu’est-ce que la photogrammétrie ?
La photogrammétrie est une technique de modélisation 3D qui repose sur des prises de vues photographiques pour déterminer la forme, les dimensions et la position d’un objet dans l’espace. En exploitant des images prises sous différents angles, elle recrée géométriquement un objet en trois dimensions.
La méthode consiste à assembler des images successives en identifiant les points de correspondance entre les pixels, afin de reconstruire un modèle fidèle à la réalité.
Quels sont les types de photogrammétrie ?
- Photogrammétrie analogique : mesures manuelles à partir de photographies argentiques, aujourd’hui obsolète pour un usage professionnel.
- Photogrammétrie analytique : utilise des scanners laser et des logiciels de traitement d’image pour générer des données précises.
- Photogrammétrie numérique : repose sur des techniques informatiques avancées pour traiter des images numériques. C’est la méthode utilisée en scan 3D mobile, y compris dans le cadre médical et en orthopédie.
Pourquoi la photogrammétrie a-t-elle mauvaise réputation auprès des professionnels ?
La photogrammétrie n’est pas une technologie nouvelle : les professionnels de l’orthopédie et de la prise de mesure la connaissent depuis longtemps, mais souvent à travers des systèmes anciens qui ont marqué durablement son image.
Ces premiers dispositifs se présentaient sous forme de cabines fermées ou de portiques fixes, équipés de plusieurs dizaines d’appareils photo répartis à 360° autour du sujet — un principe proche du photomaton, mais à grande échelle. Ces installations imposaient des conditions d’éclairage très contrôlées, un espace dédié important, et n’avaient rien de mobile : impossible de les déplacer en cabinet, à domicile ou sur le terrain.
Au-delà de l’encombrement, ces systèmes historiques présentaient deux limites techniques majeures pour un usage médical : la mise à l’échelle du modèle 3D obtenu restait une étape supplémentaire complexe et parfois approximative, et le rendu final manquait de réalisme (texture, couleur, fidélité de surface). Ces défauts ont contribué à installer une défiance persistante envers la photogrammétrie chez de nombreux professionnels du sur-mesure médical.
Ce que change la photogrammétrie mobile MyFit
Ce que MyFit appelle la photogrammétrie mobile MyFit repose sur les mêmes fondamentaux que la photogrammétrie traditionnelle, mais résout les limites historiques qui ont forgé sa mauvaise réputation.
Premier changement : la mobilité. Contrairement aux cabines fixes d’autrefois, la capture se fait avec la caméra arrière d’un smartphone, sans installation dédiée. L’algorithme propriétaire développé par MyFit a été conçu pour rester résilient face à des conditions d’éclairage variables — cabinet médical, domicile du patient, boutique — là où les anciens systèmes exigeaient un éclairage strictement calibré.
Deuxième changement, sans doute le plus structurant : la mise à l’échelle. C’est l’étape qui permet de passer d’un modèle 3D à la bonne forme, mais de taille indéterminée, à un modèle aux dimensions réelles et exploitables. MyFit a développé son propre processus de mise à l’échelle, qui ne nécessite pas de capteur de profondeur dédié comme le LiDAR — une différence notable, par exemple, avec d’autres solutions qui combinent capteur LiDAR et repère imprimé de taille connue pour calibrer l’échelle du modèle. Cette approche propriétaire permet d’obtenir un résultat à la fois photoréaliste et à l’échelle, avec les fonctions standards des smartphones du marché.
Résultat : un modèle 3D fidèle, aux dimensions réelles, compatible avec des usages médicaux — ce qui distingue la photogrammétrie mobile MyFit de la photogrammétrie « historique » que beaucoup de professionnels ont encore en tête.
Comment fonctionne la photogrammétrie mobile MyFit ?
La photogrammétrie mobile MyFit s’appuie sur un principe proche de la vision humaine : en capturant suffisamment d’images superposables sous différents angles, des algorithmes performants peuvent reconstruire un modèle tridimensionnel de l’objet, de la partie du corps, ou de la zone scannée. Pour ensuite obtenir un objet avec les bonnes dimensions, un processus dit de mise à l’échelle est ensuite appliqué, en utilisant les fonctions standards des téléphones.
Comment réaliser un scan par photogrammétrie mobile avec MyFit ?
Étape 1 : calibration
Avant la capture, le système initialise ses capteurs et son processus de mise à l’échelle, afin de garantir que le modèle 3D final restitue les dimensions réelles de la zone scannée.
Étape 2 : acquisition des images
Quelques dizaines de photos sont généralement nécessaires pour scanner une zone avec un niveau de détail suffisant. Des conditions lumineuses normales (pas de contre-jour majeur) et l’immobilité du sujet pendant la prise de vue suffisent pour garantir un résultat exploitable.
Étape 3 : modélisation 3D
Les images sont ensuite traitées par de puissants algorithmes, combinés avec de l’IA, pour obtenir un maillage 3D : une structure de nombreux petits triangles définissant la surface de l’objet.
Étape 4 : post-traitement
Le modèle généré est ensuite nettoyé : lissage de la surface, suppression du fond ou des éléments parasites, mise à l’échelle, voire calcul des mesures digitales associées.
Quelle différence entre scanner 3D et photogrammétrie mobile MyFit?
Un scanner 3D dédié (LiDAR, Structure Sensor) génère un nuage de points à partir d’un faisceau lumineux, avec une précision généralement élevée mais un matériel spécifique requis. La photogrammétrie mobile MyFit repose sur une série de photos prises sous différents angles à partir des fonctions standards des téléphones du marché, sans nécessité de capteurs ou d’accessoires dédiés — une approche pertinente, là où l’accès à un scanner spécialisé est limité, peu pratique et coûteux, par exemple pour un déploiement multi-sites.
Quels sont les avantages de la photogrammétrie mobile MyFit pour un usage professionnel ?
- Pas de matériel spécialisé : la capture se fait avec la caméra arrière standard d’un smartphone, sans capteur de profondeur ni accessoire à acheter.
- Compatibilité multiplateforme : contrairement au TrueDepth (réservé aux appareils Apple avec Face ID) ou au Structure Sensor (accessoire iPad), la photogrammétrie mobile MyFit fonctionne sur un large parc d’appareils iOS et Android.
- Restitution couleur et texture : le modèle généré conserve les couleurs et textures de la zone scannée, utile pour la visualisation et l’analyse.
- Mise à l’échelle propriétaire : un processus dédié permet d’obtenir un modèle aux dimensions réelles, sans capteur de profondeur additionnel.
- Scalabilité : l’absence de matériel dédié facilite le déploiement auprès de plusieurs utilisateurs, sites ou équipes.
LiDAR, TrueDepth, Structure Sensor, photogrammétrie mobile MyFit : quel comparatif ?
On ne peut pas parler de scan 3D professionnel sans évoquer le Structure Sensor, une référence historique du secteur. Comme le TrueDepth, il repose sur un principe de stéréoscopie assistée par infrarouge, mais il s’agit d’un capteur distinct : un accessoire matériel indépendant, développé par Structure, qui se fixe sur un iPad.
| Critère | LiDAR (iPhone/iPad Pro) | TrueDepth (iPhone et iPad avec Face ID) | Structure Sensor (accessoire pour iPad) | Photogrammétrie mobile MyFit (iOS et Android) |
| Principe | Temps de vol (ToF) | Stéréoscopie assistée IR | Stéréoscopie assistée IR | Traitement d’images par algorithmes |
| Type de capteur | Intégré à l’appareil (Pro uniquement) | Intégré à l’appareil (caméra avant) | Accessoire dédié, indépendant du smartphone | Aucun capteur dédié : caméra arrière standard |
| Compatibilité | iPhone Pro / iPad Pro | iPhone et iPad avec Face ID | iPad | Smartphones et tablettes iOS et Android |
| Accessoire requis | Aucun | Miroir, pour un usage professionnel | Capteur à fixer via un bracket | Aucun |
| Résolution | Basse (~256×192 px) | Moyenne (~640×480 px) | Haute (jusqu’à 1040×1200 px) | Moyenne à haute (paramétrable) |
| Applications | Grands espaces, objets volumineux | Corps humain, usage clinique | Corps humain, usage clinique | Corps humain, usage clinique |
Pour aller plus loin, retrouvez le détail de chaque technologie dans nos articles dédiés au scan LiDAR et au scan TrueDepth.
Pour quels usages professionnels ?
La photogrammétrie mobile MyFit trouve des applications dans plusieurs contextes orthopédiques (orthèses et prothèses) et médicaux :
- Scan des membres et du tronc : le scan 3D permet de capturer la morphologie du membre scanné pour la conception d’orthèses et de prothèses sur mesure (par exemple des semelles orthopédiques, un corset, ou une orthèse de poignet).
- Vêtements de compression : la capture des volumes et circonférences aide à ajuster un vêtement à la morphologie réelle du patient, ou à la fabrication de vêtements totalement sur mesure pour certaines pathologies.
- Tête et visage : utile pour l’analyse morphologique ou la conception de dispositifs adaptés (lunettes, casques).
- Suivi morphologique : la capture 3D permet de réaliser un suivi longitudinal, par exemple du tronc pour la scoliose.
Ces usages s’étendent à d’autres zones du corps (main, tête, torse, jambe) selon les besoins du professionnel.
FAQ sur la photogrammétrie mobile avec MyFit
Les premiers systèmes de photogrammétrie professionnelle reposaient sur des cabines fixes équipées de dizaines d’appareils photo, avec une mise à l’échelle imprécise et un rendu peu réaliste. La photogrammétrie mobile MyFit s’appuie sur un algorithme et un processus de mise à l’échelle propriétaires qui répondent à ces limites historiques.
Elle fournit des modèles 3D et des mesures digitales exploitables pour la conception de dispositifs sur mesure et le suivi morphologique.
Le LiDAR utilise un capteur dédié pour mesurer la distance par temps de vol. La photogrammétrie mobile MyFit reconstruit un modèle 3D à partir de plusieurs photos, sans capteur de profondeur, ce qui la rend compatible avec un plus large parc d’appareils iOS et Android.
Conception d’orthèses et de semelles orthopédiques, vêtements de compression, recommandation de taille, suivi morphologique, et plus largement tout besoin de mesure digitale sur mesure.




