En bref
Le fabricant canadien O3D produit des orthèses de genou sur mesure pour plus de 60 cliniques. En remplaçant ses scanners dédiés par notre solution de scan 3D sur smartphone, il a transformé sa prise de mesure et accéléré sa croissance.
– 40 % de temps opérationnel gagné : des prises en charge plus rapides et des données de scan qui circulent sans friction.
– Plus de 60 % de croissance : de 90 à 150 orthèses produites par semaine.
– 0 $ d’investissement matériel : aucun équipement dédié, un smartphone suffit.
Pour produire ses orthèses de genou sur mesure, le fabricant canadien O3D a remplacé ses scanners dédiés par notre application de scan 3D sur smartphone. Résultat : 40 % de temps gagné en clinique et plus de 150 orthèses par semaine.
C’est le retour d’expérience présenté sur la scène de l’Innovation Forum « Digital Manufacturing » d’OTWorld, à Leipzig en mai 2026, par Daniel Larouche, vice-président d’O3D, et Xavier Deshayes, notre fondateur et CEO, autour de notre solution de scan 3D mobile.
O3D, dix ans d’orthèses de genou sur mesure
O3D a été fondée en 2014 à Montréal par Éric Moreau, côté informatique, et Daniel Larouche, orthésiste depuis plus de 25 ans et à la tête d’un réseau de cliniques au Québec. L’objectif de départ : faire entrer l’orthèse sur mesure dans l’ère numérique, à une époque où la prise de mesures et le moulage restaient manuels et peu reproductibles.
Dix ans plus tard, l’entreprise produit plus de 5 000 dispositifs par an, au Canada et aux États-Unis. Il s’agit surtout d’orthèses de genou sur mesure, mais aussi d’orthèses de coude et d’attelles de poignet, toutes imprimées en 3D à partir d’un flux de conception automatisé.
« Nous voulions faciliter la prise de mesure pour les cliniciens et faire entrer tout le marché dans l’ère numérique. À l’époque, tout était encore manuel et très inconstant. »
— Daniel Larouche, vice-président d’O3D
Orthèse de genou sur mesure : le scanner, maillon faible du flux numérique
Pour une orthèse de genou sur mesure, tout part de la prise de mesure orthopédique : il faut capturer la forme du membre avant de pouvoir concevoir l’orthèse. Après les premiers scanners très coûteux, O3D s’est appuyée sur des scanners externes couplés à des iPad. En 2024, ce dispositif posait quatre problèmes :
- Des frictions au quotidien : le matériel ajoutait de la complexité aux consultations.
- Des ruptures de compatibilité : « On ne savait jamais quand une nouvelle version d’iOS allait couper la communication entre le scanner et l’iPad », raconte Daniel Larouche.
- Un parc vieillissant : iPad et scanners s’usaient et demandaient une maintenance coûteuse.
- Un frein à la croissance : chaque nouvelle clinique devait investir environ 2 000 dollars par scanner avant même d’essayer un produit, et davantage pour les grandes structures.
La bascule vers le scan 3D sur smartphone
O3D a remplacé ce matériel en intégrant notre solution de scan 3D à sa propre application. Le scan se fait avec la caméra arrière du smartphone ou de l’iPad, sous iOS comme sous Android.
« Avant, nous étions limités aux iPad. Aujourd’hui, iPhone ou Android, ça n’a plus d’importance. »
— Daniel Larouche, vice-président d’O3D
« Tout le monde a aujourd’hui dans sa poche un smartphone avec une caméra correcte », résume Daniel Larouche. La mesure par scan 3D se réduit à trois étapes : calibrer, scanner, envoyer. La prise en main par les orthésistes s’en trouve nettement accélérée.
Une fonction de notre application a particulièrement convaincu O3D : la relecture image par image de chaque scan. Pour la formation et le support, elle permet de voir si l’orthésiste se tenait trop loin ou sous le mauvais angle, et de le corriger.
Scan 3D du genou : précision, prévisualisation et délais
Pour une orthèse imprimée en 3D, la fiabilité du scan est le premier critère. L’exigence varie selon la zone : « Pour le genou, on a plus de marge. Pour la main, 1 ou 2 millimètres peuvent tout changer », souligne Daniel Larouche.
C’est le même niveau d’exigence que pour le scan 3D de la main, où chaque millimètre compte pour l’ajustement d’une attelle.
Associée à l’application d’O3D, notre technologie permet aussi de visualiser l’orthèse avant son impression. L’orthésiste peut demander des corrections avant la fabrication, plutôt qu’après la pose.
Résultat : moins de 1 % d’orthèses mal ajustées. Une fois le scan reçu, son traitement prend une vingtaine de minutes et l’orthèse est imprimée le jour même, puis expédiée rapidement au patient.
« Quand on fabrique des orthèses en 3D, la première chose que l’on recherche, c’est la fiabilité et la précision. C’est ce que nous avons exigé avant de remplacer notre ancienne solution de scan. »
— Daniel Larouche, vice-président d’O3D
40 % de temps gagné et la fin des scans perdus
Le gain principal concerne le temps clinique : O3D estime avoir réduit de 40 % la durée globale de prise en charge du patient. « Les orthésistes sont difficiles à recruter, on veut qu’ils puissent voir le plus de patients possible », rappelle Daniel Larouche.
Une partie de ce gain vient de la connexion directe entre notre plateforme et celle d’O3D. Auparavant, les fichiers de scan, volumineux, partaient par e-mail. Il arrivait qu’ils restent bloqués dans la boîte d’envoi d’un iPad déconnecté. La clinique appelait alors pour réclamer une orthèse dont O3D n’avait jamais reçu la commande. Désormais, chaque scan arrive en temps réel sur la plateforme d’O3D, et la production peut démarrer immédiatement.
Le workflow orthopédique devient ainsi entièrement numérique, du scan au lancement de la fabrication.
L’effet sur l’activité est net : O3D produisait environ 90 orthèses par semaine avec son ancien équipement. Deux ans après avoir intégré notre solution, elle en produit plus de 150, pour plus de 60 cliniques et plus de 250 orthoprothésistes qui scannent chaque jour.
Orthèse de genou sur mesure : le dernier frein à l’achat a disparu
Supprimer le matériel a surtout levé une barrière commerciale. Avant, un orthésiste séduit par une nouvelle orthèse de genou devait d’abord acheter un scanner pour l’essayer. « Aujourd’hui, je lui dis simplement de télécharger l’application sur son iPhone, ou sur Android », explique Daniel Larouche. Selon lui, c’est cette facilité, plus que tout autre facteur, qui explique la forte hausse des ventes.
L’intégration des nouveaux clients s’en trouve aussi simplifiée. Dès l’installation, ils peuvent envoyer des scans de test. Grâce à la relecture image par image, O3D vérifie leur technique à distance avant le premier patient réel.
Pour un acteur qui fabrique à la commande, l’enjeu international reste limité. Mais Daniel Larouche imagine un potentiel bien plus grand pour un fabricant de produits préfabriqués ou disposant de plusieurs sites d’impression dans le monde : des données fiables, reçues à coup sûr, partagées instantanément entre tous les sites.
Au-delà du genou
Notre solution ne se limite pas au genou. Elle permet de capturer le corps entier, segment par segment, du scan 3D des jambes à celui du tronc, avec une précision de qualité médicale supérieure à 98 %. Nous couvrons aussi les semelles orthopédiques, un marché important pour nous : l’empreinte plantaire est scannée directement dans la boîte de mousse, puis transmise au logiciel de conception.
Selon nos utilisateurs, un scan prend une dizaine de secondes. Notre offre s’adresse aussi bien aux grands fabricants, avec une intégration complète par SDK, qu’aux petites cliniques d’un ou deux orthoprothésistes, avec une application prête à l’emploi disponible sur les stores.
Pour nous, l’essentiel tient en trois points : aucun matériel supplémentaire, une prise en main immédiate et une précision médicale démontrée sur le terrain. Pour O3D, la conclusion est sans appel : une fois l’outil adopté, ses orthésistes ne reviendraient pas à un scanner externe. Un constat qui rejoint celui d’autres professionnels du scan 3D mobile en orthopédie, comme le retour d’expérience de l’orthoprothésiste Clément David.
Orthèse de genou sur mesure : les chiffres clés d’O3D
| Indicateur | Avec notre solution |
|---|---|
| Temps de prise en charge en clinique | −40 % |
| Orthèses produites par semaine | Plus de 150 |
| Orthèses mal ajustées | Moins de 1 % |
| Matériel à acheter | Aucun, un smartphone suffit |
| Cliniques équipées | Plus de 60 |
| Orthésistes qui scannent chaque jour | Plus de 250 |
Chiffres présentés par O3D lors de notre conférence commune.

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Orthèse de genou sur mesure et scan 3D : vos questions
Oui. Notre application utilise la caméra arrière d’un smartphone sous iOS comme sous Android, ou d’un iPad. Chez O3D, plus de 250 orthésistes scannent ainsi chaque jour les genoux de leurs patients pour commander des orthèses de genou sur mesure.
Non. Le scan 3D mobile remplace le scanner externe et l’iPad qui lui était couplé. Une clinique n’a plus besoin d’investir pour un scanner : un smartphone suffit.
Notre solution offre une précision de qualité médicale supérieure à 99 %. Chez O3D, moins de 1 % des orthèses de genou sur mesure produites à partir de ces scans sont mal ajustées.
Selon nos utilisateurs, entre 5 à 10 secondes. Le scan arrive ensuite en temps réel sur la plateforme du fabricant, sans envoi manuel par e-mail.





